Les mémoires transgénérationnelles : quand l’histoire familiale résonne encore en nous

Nous héritons tous d’une histoire familiale.

Nous connaissons certaines parties de cette histoire parce qu’elles nous ont été racontées. D’autres sont parfois restées dans le silence, ont été oubliées ou appartiennent à des générations que nous n’avons même pas connues.

Pourtant, dans ma pratique et dans ma façon d’aborder l’énergétique, je constate régulièrement que certains comportements, certaines peurs ou certains schémas semblent faire écho à ce qui a déjà été vécu dans une famille.

C’est ce que j’appelle les mémoires transgénérationnelles.

Qu’est-ce qu’une mémoire transgénérationnelle ?

Pour moi, une mémoire transgénérationnelle est une mémoire issue de l’histoire familiale qui semble continuer à résonner au fil des générations.

Prenons un exemple très simple.

Une personne a dans sa lignée un arrière-grand-parent qui a vécu la guerre, les restrictions alimentaires et la peur de manquer.

Plusieurs générations plus tard, on peut retrouver dans la famille un rapport particulier à la nourriture : le besoin d’avoir constamment les placards remplis, un réfrigérateur toujours plein, la difficulté à jeter de la nourriture ou une inquiétude importante à l’idée de manquer.

La personne qui vit cela aujourd’hui n’a pourtant jamais connu la guerre.

Dans une lecture transgénérationnelle, je peux alors m’interroger avec elle : cette peur du manque fait-elle écho à quelque chose qui appartient aussi à son histoire familiale ?

Cela peut concerner bien d’autres choses.

Une peur de l’eau, par exemple, peut parfois nous amener à regarder si un événement marquant lié à l’eau ou à une noyade existe dans l’histoire familiale.

Ce n’est pas une conclusion automatique. Avoir peur de l’eau ne signifie évidemment pas qu’un ancêtre s’est noyé !

C’est plutôt une piste que l’on peut explorer, parmi d’autres.

Comment une mémoire transgénérationnelle peut-elle apparaître pendant un soin ?

Pendant mes soins, cela commence souvent par un ressenti.

Une information peut également me venir intuitivement ou à travers mes perceptions. Je peux ressentir qu’il y a quelque chose qui se répète et qu’il serait intéressant d’aller regarder du côté de l’histoire familiale.

Mais les informations que me donne le consultant sont tout aussi importantes.

Au fil de notre échange, certains éléments commencent parfois à se répondre.

Une personne me parle d'une façon de réagir qu'elle ne comprend pas vraiment chez elle. Nous explorons ensemble et découvrons que sa mère fonctionne de façon très similaire.

Puis elle réalise que sa grand-mère avait elle aussi ce comportement.

Et parfois, en remontant encore un peu l’histoire familiale, un véritable fil conducteur commence à apparaître.

C’est souvent là que je pose des questions très simples :

« Est-ce que votre maman ou votre papa fonctionnait déjà comme cela ? »

« Est-ce que vous avez connu ce comportement chez vos grands-parents ? »

« Est-ce quelque chose qui semble revenir dans votre famille ? »

Je ne cherche pas à donner moi-même une histoire à la personne. Nous observons ensemble ce qui résonne et ce qui se répète réellement dans son vécu familial.

Quels schémas peuvent se répéter ?

Ils peuvent être extrêmement variés.

Il peut s’agir d’une peur, d'un sentiment d'abandon, d'une peur du manque, d'une émotion récurrente, d'une manière particulière de vivre les relations ou encore d'un comportement qui semble se reproduire d'une génération à l'autre.

Et parfois, ce n’est pas spectaculaire du tout.

Cela peut être une petite phrase que l’on entend depuis l’enfance, une manière de réagir tellement habituelle dans la famille que personne ne la questionne plus.

J’entends parfois :

« Chez nous, on a toujours été comme ça. »

Justement.

Pourquoi ? Et surtout : est-ce que cette manière de fonctionner me correspond encore aujourd’hui ?

C’est là que la prise de conscience devient intéressante.

Prendre conscience du schéma avant de vouloir s’en libérer

Lorsqu’un schéma transgénérationnel semble ressortir pendant un accompagnement, ma première intention n’est pas de vouloir immédiatement le « supprimer ».

Je commence par aider la personne à le conscientiser.

Nous regardons ensemble ce qui se répète.

Est-ce que maman faisait déjà cela ? Papa ? Les grands-parents ? Est-ce que plusieurs personnes de la famille ont vécu des situations similaires ?

Et surtout :

Quelle place ce schéma occupe-t-il aujourd’hui dans la vie de la personne qui est devant moi ?

Cette étape est importante parce qu’on ne peut pas toujours changer quelque chose que l’on ne voit pas.

Parfois, le simple fait de réaliser :

« Mais oui… je reproduis exactement la même chose »

permet déjà de regarder son histoire différemment.

Et ensuite, le travail énergétique

Une fois le schéma identifié et conscientisé, je peux poursuivre le travail sur le plan énergétique.

Dans ma pratique, je peux notamment travailler symboliquement et énergétiquement sur les liens avec la lignée concernée, puis sur le schéma qui semble s’être répété.

Mon intention est alors d’accompagner la personne pour qu’elle puisse se différencier de ce qui appartient à son histoire familiale et retrouver davantage de liberté dans son propre chemin.

Selon ce qui se présente dans ma lecture énergétique et spirituelle, je peux également percevoir ce que j’interprète comme des vœux, des pactes ou d’autres engagements symboliques anciens. Là encore, je les aborde comme des éléments de ma pratique et de mes perceptions, et non comme des faits que je pourrais démontrer.

Je travaille alors énergétiquement autour de ce qui s’est présenté pendant le soin.

Mais pour moi, le travail énergétique ne remplace pas la prise de conscience.

Les deux vont ensemble.

Honorer son histoire ne signifie pas devoir la répéter

S’intéresser au transgénérationnel ne signifie pas chercher un responsable dans sa famille.

Nos parents, nos grands-parents et les générations précédentes ont eux-mêmes vécu avec leur histoire, leur époque, leurs difficultés, leurs peurs et leurs propres blessures.

L’objectif n’est donc pas de dire :

« Je suis comme ça à cause de ma famille. »

Il s’agit plutôt de pouvoir se demander :

« Qu’est-ce qui m’appartient réellement, et qu’est-ce que je continue peut-être à porter ou à reproduire ? »

On peut reconnaître son histoire, respecter ceux qui nous ont précédés et, en même temps, choisir de ne pas reproduire certains fonctionnements.

Pour moi, c’est aussi cela, travailler sur le transgénérationnel : prendre conscience de ce qui se répète pour pouvoir avancer autrement.

Notre histoire familiale fait partie de nous.

Mais elle n’est pas obligée d’écrire toute la suite de notre histoire.

Floriana – Flo Thérapeute Holistique


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